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  • : Le blog d'un substitué de l'N6K en Allemagne

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Dimanche 13 avril 7 13 /04 /Avr 18:05
    Bounty était parti à Berlin avec en tête l'idée de trouver de l'underground. Cette envie était partagée, même si ma priorité était autre (elle sera exposée dans un prochain article). Pour être correct, Bounty cherchait deux choses. De l'underground et des marchés aux puces, où on pourrait trouver des effets de la RDA. Il se trouve qu'en cherchant un tel marché, nous sommes tombés sur un coin bien underground, le long des voies de chemin de fer qui partent vers l'Est.

Bounty entrant dans un marché aux puces à l'intérieur d'un ancien entrepôt

    Il s'est trouvé que le marché n'était pas à la hauteur des ses espérances. Une demi douzaine à peine de vendeurs présentaient des articles qui tenaient plus du vide-grenier que du surplus de l'armée. Toujours est-il que nous entendions à cette endroit de la musique. Ou plutôt des basses à fond sur un rythme soutenu. Poussés par la curiosité, nous nous sommes aventurés plus avant dans cette zone étrange. En chemin, nous avons rencontré Jimi Hendrix.

Salut Jimi !

    Nous sommes finalement arrivés à l'endroit d'où provenait le son. Il semblait y avoir une rave party dans un des entrepôts désaffectés. Nous avons essayé d'entrer, mais le type à l'entrée nous a dit : "Nicht mehr heute". Ce qui pourrait être traduit par "C'est fini pour aujourd'hui". Rappelons que c'était dimanche et qu'il était aux alentours de 11 heures. Nous avons donc conclu, que c'était la fin d'une rave commencée la veille, voire l'avant-veille. Quand on y réfléchit, c'est possible ;-) (copyright Bounty). Un peu déçus... ou pas, nous avons pu contempler les graffitis qui recouvraient les murs de presque tous les bâtiments.

Les entrepôts ont peut-être perdu leur finalité première, ils ne sont pas inutilisés pour autant.

    Ce qui est frappant à Berlin, c'est que ça bouge, que ça vit, que c'est en train de se faire. La ville a su conserver, ou a été contrainte par l'Histoire de garder, l'ingrédient indispensable à la vitalité de n'importe quelle cité, ses classes populaires. Contrairement à Paris, qui, à force d'augmentation de loyers, a réussi à faire fuir les plus modestes au-delà du périphérique, Berlin présente un immobiler encore abordable à l'heure actuelle, avec des prix plus bas qu'en Allemagne de l'Ouest. Elle attire donc des artistes de tout poil, qui ont quelque chose à dire. Non pas qu'il n'y en ait plus du tout à Paris. Dans le coin de Belleville, on trouve encore quelques acharnés. Mais on ne peut pas dire qu'actuellement ils aient la cote. Paris se complaît dans des vernissages branchouilles. Il préfère les buffets aux ateliers. A Berlin, on trouve en plein centre-ville des immeubles occupés par les artistes, comme le Tacheles ou dans la Rosenthaler Strasse. Je n'ai pas beaucoup de photos, parce que j'ai utilisé principalement mon appareil argentique dans ces coins-là.

Le Tacheles, vu de dehors, avec une question existentielle digne de "Why do you see me? " Ce n'est pas la banlieue, c'est vraiment en plein centre de Berlin.

Le Tacheles, vu de l'intérieur. Bounty en a déjà parler ici, et je le laisserai continuer parce que c'est lui l'ancien respo arts-plastiques.

    Nous sommes sortis du Tacheles après avoir acheté des photos reprenant des collages faits par les artistes. Y en avait des bien marrants.

Publié dans : Découverte - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
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