Berlin, underground

Publié le par Ijahman

    Bounty était parti à Berlin avec en tête l'idée de trouver de l'underground. Cette envie était partagée, même si ma priorité était autre (elle sera exposée dans un prochain article). Pour être correct, Bounty cherchait deux choses. De l'underground et des marchés aux puces, où on pourrait trouver des effets de la RDA. Il se trouve qu'en cherchant un tel marché, nous sommes tombés sur un coin bien underground, le long des voies de chemin de fer qui partent vers l'Est.

Bounty entrant dans un marché aux puces à l'intérieur d'un ancien entrepôt

    Il s'est trouvé que le marché n'était pas à la hauteur des ses espérances. Une demi douzaine à peine de vendeurs présentaient des articles qui tenaient plus du vide-grenier que du surplus de l'armée. Toujours est-il que nous entendions à cette endroit de la musique. Ou plutôt des basses à fond sur un rythme soutenu. Poussés par la curiosité, nous nous sommes aventurés plus avant dans cette zone étrange. En chemin, nous avons rencontré Jimi Hendrix.

Salut Jimi !

    Nous sommes finalement arrivés à l'endroit d'où provenait le son. Il semblait y avoir une rave party dans un des entrepôts désaffectés. Nous avons essayé d'entrer, mais le type à l'entrée nous a dit : "Nicht mehr heute". Ce qui pourrait être traduit par "C'est fini pour aujourd'hui". Rappelons que c'était dimanche et qu'il était aux alentours de 11 heures. Nous avons donc conclu, que c'était la fin d'une rave commencée la veille, voire l'avant-veille. Quand on y réfléchit, c'est possible ;-) (copyright Bounty). Un peu déçus... ou pas, nous avons pu contempler les graffitis qui recouvraient les murs de presque tous les bâtiments.

Les entrepôts ont peut-être perdu leur finalité première, ils ne sont pas inutilisés pour autant.

    Ce qui est frappant à Berlin, c'est que ça bouge, que ça vit, que c'est en train de se faire. La ville a su conserver, ou a été contrainte par l'Histoire de garder, l'ingrédient indispensable à la vitalité de n'importe quelle cité, ses classes populaires. Contrairement à Paris, qui, à force d'augmentation de loyers, a réussi à faire fuir les plus modestes au-delà du périphérique, Berlin présente un immobiler encore abordable à l'heure actuelle, avec des prix plus bas qu'en Allemagne de l'Ouest. Elle attire donc des artistes de tout poil, qui ont quelque chose à dire. Non pas qu'il n'y en ait plus du tout à Paris. Dans le coin de Belleville, on trouve encore quelques acharnés. Mais on ne peut pas dire qu'actuellement ils aient la cote. Paris se complaît dans des vernissages branchouilles. Il préfère les buffets aux ateliers. A Berlin, on trouve en plein centre-ville des immeubles occupés par les artistes, comme le Tacheles ou dans la Rosenthaler Strasse. Je n'ai pas beaucoup de photos, parce que j'ai utilisé principalement mon appareil argentique dans ces coins-là.

Le Tacheles, vu de dehors, avec une question existentielle digne de "Why do you see me? " Ce n'est pas la banlieue, c'est vraiment en plein centre de Berlin.

Le Tacheles, vu de l'intérieur. Bounty en a déjà parler ici, et je le laisserai continuer parce que c'est lui l'ancien respo arts-plastiques.

    Nous sommes sortis du Tacheles après avoir acheté des photos reprenant des collages faits par les artistes. Y en avait des bien marrants.

Publié dans Découverte

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bounty 14/04/2008 23:04

Pour l'A3XX : T'es un psychopathe, Ian. Mais c'est pas moi qui le dit, c'est Rond&Carré à la grande époque où tu étais à mes côtés en module de j'ai-oublié-le-nom. Le truc avec le rendu de main. Ou alors le truc avec les recettes pour calculer la surface d'un dérive, très important à se rappeller si vous vous faîtes mordre par un serpent en Inde. Putain mais quelle bullshit, quand je pense que j'ai fait une présentation de ça devant un mec, et qu'il a estimé que j'était convaincant et crédible... Je me rappelle même plus du titre de son cours... Super comme système éducatif, non ?

Pour le "Why do you see me ?" : Je pense qu'il n'y a que moi qui peut comprendre, merci pour la private ^^ Pour les autres : N'oubliez pas que "High times, happy times" :) ça va me manquer les Pays-Bas tiens. Putain j'en ai une larme à l'oeil.

Ijahman 15/04/2008 02:28


Réponse à l'envers : De rien pour la private joke, c'est normal et puis j'y suis pour rien dans celle-là.

La qualité de vol, c'est bien ça dont tu parles ? Bah figure-toi que j'en refais cette année. Crois moi ou non, j'ai repris les cours aujourd'hui.

Pour "A3XX", je crains malheureusement qu'il ne reste qu'un de mes nombreux projets morts nés au côté de "Swalloween moi le manche", "Tousseins dehors", "Chaudes souris et chattes poilues" et la
trilogie "La citrouille est mûre", "Comment râcler une citrouille", "Hallow Een, la citrouille qui souriait quand on la ramonait", (En vérifiant sur Google qu'il n'y avait qu'un "n" à ramoner, il
m'a été proposé en troisième choix "Mamie qui se fait ramoner le trou de balle et la chatte". Il est clair que ça n'a rien à voir avec mes films qui ne font qu'aborder le thème des
culs-cure-bite-assez). Ca n'empêche que Rms peut déjà écrire les bandes-sons, ça sera déjà ça de fait.


Rom 14/04/2008 19:59

ENORME IAN ! Non je ne parle pas de ta b... mais de ton message précédent.

Ijahman 15/04/2008 02:28


Heureusement que tu as précisé, sinon je commençais à avoir peur pour la tienne... Mohdestie inside.


rMss 14/04/2008 18:40

Ah, je crois que j'ai trouvé le lieu approprié pour implanter le laboratoire de "Da Factory Production (en association avec Ijahman Blue Movies, un entrepôt aménagé, ça claque trop!
tiens, le mot de passe est "FER"... coïencidence?

Ijahman 14/04/2008 18:58


C'est clair que ça envoie du fat. En plus, les filles de l'Est sont vraiment pas loin alors ça va diminuer les coûts de productions de la IJAhMaN Blue Movie. Tout
bénéf pour enfin réaliser mon rêve. Le film le plus gros de l'histoire du X commercial, j'ai nommé "A3XX".


Rom 14/04/2008 14:26

J'avoue que je n'aurais pas du tout pensé à aller dans ce genre de quartier si je devais visiter un jour Berlin. J'avais déjà vu plusieurs reportages (Tracks et qqch sur canal+) sur le berlin underground. Ca a l'air d'être une sacrée atmosphère tout de même.

Ijahman 14/04/2008 17:51


L'avantage de Berlin, c'est que t'as pas non plus obligé d'être un autochtone branché pour trouver des endroits comme ça. Le marché aux puces en question, on l'a
trouvé parce que y avait une inscription sur un mur, le long d'une grande rue, qui l'indiquait.