Présentation

  • : Le blog d'un substitué de l'N6K en Allemagne

Derniers Commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Catégories

Flux

  • Flux RSS des articles
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 18:32
    La soirée continue. Les Caïens festoient, insouciants. La baisse du pouvoir d'achat ne les touche pas. La boisson coûte un ticket. Le pire est sur le point de se produire. Un être malintentionné, récidiviste, à l'allure débonnaire pour cacher ses méfaits, rôde dans le Foy'. En quête d'une victime affaiblie par l'alcool, il observe. Accoudé au bar, campé derrière ses lunettes, il aperçoit une personne plus qu'éméchée. Il l'a déjà remarquée auparavant, un verre de bière à la main, et, plus tard, en train de boire une jacqueline. Là, elle vient de commander un pastis. Le prédateur sourit. Ce sera elle, ce sera facile. Elle va prendre cher. Il s'approche et d'une voix grave mais chaude demande à la proie de l'accompagner chez lui. Ce n'est pas loin. Tout au plus, cinq minutes à pied. L'esprit embrumé par l'alcool, la victime se laisse aisément convaincre. Les voilà tous deux sur le chemin du repaire du triste sire. Ils montent dans un immeuble. Effectivement, ce n'est pas loin, tout au plus, cinq minutes à pied, se dit l'imprudent. Pour s'assurer sa docilité, le satyre offre une bière à son invité et là, brutalement, il tente de le violer. Par instinct de survie, la victime désespérée se protège derrière le premier objet à portée de main. Puis, rien ne vient. Tout est calme. On entend même un petit air de guitare. Encore apeuré, le malheureux ouvre les yeux et voit l'homme qui, quelques secondes auparavant allait être son bourreau. C'est lui qui joue de la guitare. Le premier objet à portée de main, c'était cette guitare et elle a calmé les pulsions criminelles de l'individu. Il joue :



    C'est homme potentiellement dangereux, c'est JP, aussi connu en prison sous le nom de JPeG, et chez les fous sous le pseudonyme de Golu. Et le pauvre qui l'a échappé belle, c'est moi.

La musique adoucit les moeurs, dit-on (23:31).

Il m'a peut-être pas violé, mais il a quand même l'air de se faire plaiz' (23:54).

    Alors attention ! Au Foyer, tout le monde ne vous veut pas du bien. Il faut savoir dire NON.

    Trêve de faits divers, retour aux photos.

Tutu, chaud comme la moutarde (00:09).

Pour ceux à qui ça manquait, Sco qui fait "OOOOOOHHHHHHHHH ! " (00:11).

Le BOCC 38, un salon, un canapé, une Wii, mais surtout beaucoup d'amour (00:12).

Question du jour : Qu'a fait Ramses pour mettre Miguel (SOS orthographe) dans cet état ? (00:17)


Publié dans : Divers - Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 16:08
    Vendredi 13 juin avait lieu la traditionnelle Féria de l'ENSICA. Ce fut l'occasion pour l'auteur de ce blog d'effectuer un petit séjour dans le Midi pour festoyer avec les amis restés à Toulouse.

    J'avais annoncé "Cuite ou double" et je pense que j'ai plutôt été fidèle à ma promesse. Malheureusement pour le contenu de ce blog, fête et reportage ne se marient pas très bien ensemble et je dois confesser que la tentation de la fête a rapidement pris le pas sur le reportage, pour ne pas dire qu'elle l'a complètement éclipsé dès le moment où j'ai posé le pied sur le quai de la gare Matabiau. Je prie donc les quelques lecteurs restés fidèles à ce blog d'être compréhensifs quant au flou des souvenirs et à la mauvaise qualité des photos. Par ailleurs, j'espère que vous m'aiderez à combler certains trous voire fossés de ma mémoire engourdie par l'éthanol qui coula à flot dans mes veines.

    S'il a fallu du temps pour que je me mette à l'oeuvre de rédiger cet article, c'est simplement parce que la folie de la fête, pourtant avec alcool, m'a laissé une chronologie approximative. Pour cette raison, je dois remercier Panasonic de m'avoir proposé un compact numérique pour aider à reconstruire la flèche du temps. Je tiens aussi à remercier ma maman, qui dans sa sollicitude m'a offert une petite sacoche pour le sus-nommé appareil-photo. Sacoche que j'avais prudemment scratchée à une boucle de ceinture de mon pantalon et qui a évité la perte du sus-dit appareil-photo. Le sort ne faisant preuve d'aucune pitié, ma veste n'eut pas cette chance de rester coller à moi et elle doit maintenant vivre une existence pacifique sur les porte-manteaux du Foy', à moins qu'elle n'ait simplement fini on ne sait où. L'évocation de la Féria durera deux ou trois articles, pour que vous ayez le temps de remettre les choses en place, enfin, pour que j'aie le temps de remettre les choses en place.

    Arrivé avec une heure de retard, j'atteins le BOCC 38 vers 18h00. J'y retrouve Marine, Aurel, Ramses et Tutu. Remonté comme une horloge, je ne refuse pas le petit apéritif proposé par l'ami dijonnais. Surtout qu'il me prend par les sentiments, le vicelard. Il me propose du pastis, à moi, le demi-jaune. A moi, l'expatrié en Allemagne qui ne boit plus que de la bière. Les vieux réflexes austraux sont là et j'enquille trois pastagas dont un sec. Ensuite direction l'ENSICA, il paraît que c'est THE PLACE TO BE TONIGHT. Je ne ferai pas le catalogue exhaustif de ce que j'ai bu cette soirée-là, mais je mentionnerai de temps à autre les boissons, carburants de la fête.

    Place au photo. Pour cet article, je cale celles que je me souviens parfaitement avoir prises. Plus tard viendront les clichés qui me rappellent vaguement quelque chose et enfin les images qui manquent à ma mémoire.

    Alors là, dans votre tête de lecteur assidû, vous lancez la musique du générique de Friends...

    Ou alors vous cliquez là-dessus :


La Féria ENSICA 2008
Starring :

Une bande de potes, dont le Fredo, qui, à défaut de bar, est accoudé à ses voisins (22:02). Paraît-il qu'il fut énorme, comme il sait l'être. Malheureusement, je n'ai pas vu ou alors je n'ai pas pu voir.

Un Golu des grands soirs qui formait avec des anciens et Gurin, la bande à Rockwell-Collins (22:48).

La plus grosse bite de l'ENSICA et Gurin, venu rien que pour moi (22:49). Enfin c'est ce qu'on m'a dit.

    Et puis, il y a les choses qui ne changent pas et qui rassurent d'ailleurs, dans ce monde qui part à vau l'eau.

Mumu qui essaie de caser sa fille avec un futur ingénieur (23:02).

L'aviron bayonnais (23:03).

Et, depuis le temps qu'on l'attendait, une vraie fanfare qui a envoyé du bouzin (23:05). Je pensais jamais dire ça un jour, mais "Merci Tricky Ben, Merci". Avec l'accent québecois, ça passe mieux.

    Pendant ce temps-là, la France se prenait une branlée face aux Pays-Bas. Pour être franc, je n'en avais rien à foutre.

    Article soft, s'il en est. Il faut savoir être patient dans la vie.

Publié dans : Divers - Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 23:12
    Aujourd'hui, j'ai joué mes derniers matchs de rugby comptant pour la saison officielle 2007/2008. La semaine prochaine ont lieu les dernières rencontres de l'équipe, mais je n'y participerai pas pour cause de Féria de l'ENSICA. L'objectif de ce dimanche consistait à s'assurer la troisième place de la Verbandsliga de Nordrhein-Westfalen (le Land dans lequel se trouve Aix-la-Chapelle), qui compte en tout neuf équipes. Et le moyen d'y arriver était très simple, il fallait gagner les deux matchs contre Bielefeld et Aldenrade. Je vous ai déjà parlé de ces deux équipes et de la manière improvisée avec laquelle nous les avions battues lors d'une précédente journée de championnat. Or comme le rappelle si bien le dicton, on ne change pas une équipe qui gagne.

    Nous sommes donc partis à douze comme la dernière fois (un nombre porte-bonheur ? ), à l'arrache pour changer. Il a fallu faire appel à un gentil joueur de l'équipe 1 de Aachen, qui nous a livré les maillots, les shorts et les chaussettes de son équipe. Les nôtres avaient été oubliés à la laverie, et les laveries, c'est bien connu, sont fermées le dimanche. Et c'était parti pour un long périple. Oui, parce que nous jouions à l'extérieur. A Bielefeld exactement. Et Bielefeld, c'est à l'autre bout du Land.

220km à vol d'oiseau. A peu près 260km en voiture. Les routes sont relativement droites, il faut croire.

    Nous devions traverser toute la Ruhr, région fortement industrielle de l'Allemagne. Je faisais partie des chauffeurs, mais n'ayant pas la moindre idée de là où on allait, je devais suivre les autres équipés de navigateurs GPS (tout le monde ou presque en a un en Allemagne). La Corsa a eu un peu de mal à suivre. C'est-à-dire qu'à 150km/h, ça allait encore, mais à 160km/h, c'était autre chose. Un bruit impressionnant de vibrations émanaient de l'arrière de la voiture. Les autres voitures n'avaient, quant à elles, par l'air d'être gênées.

    Nous sommes arrivés à bon port et avons commencé à jouer contre Bielefeld. Toujours pour ne pas déroger à la tradition, on m'a jugé apte à pallier l'absence de talonneur et de sauteur. Encore une fois, je n'ai pas joué au poste pour lequel je m'entraîne, celui d'ailier. Il faisait chaud, très chaud, peut-être plus de 30° et le match a été très serré avec l'ouverture du score sur un essai de notre équipe. Puis la faveur du score a changé de camp à plusieurs reprises. Finalement, nous avons gagné 17-12. On notera que notre équipe a bénéficié au changement de semestre (en avril) de l'arrivée d'un Français des Ponts-et-Chaussées, qui a considérablement amélioré l'efficacité de nos arrières.

    Nous avons directement enchaîné sur le match contre Aldenrade. Le Français sus-mentionné a ouvert le score, quand il a effectué un coup de pied à suivre du milieu du terrain, qu'il a récupéré la balle à un ou deux mètres de la terre promise et est allé aplatir entre les poteaux en se jouant de la défense d'Aldenrade. Aujourd'hui, je crois qu'il a marqué trois ou quatre essais sur les deux parties. La rencontre a tourné un peu au vinaigre avec des débuts de bagarre, sûrement dus au soleil qui tapait sur les crânes et finalement l'arbitre a sifflé la fin sur le score de 12-0 en notre faveur. La mission était donc accomplie.

    Une petite douche et une grosse bière plus tard (ah non, c'est l'inverse pardon), nous sommes rentrés. Pas besoin de suivre quelqu'un puisqu'au retour, c'est toujours mieux indiqué, me trompé-je ? Nous nous sommes tapés des embouteillages monstres. J'ai même pu couper le moteur, descendre de voiture sur l'autoroute, allé chercher une bière (pour un des passagers) et de l'eau (pour moi) dans le coffre. On a eu le droit à pas mal d'accordéon. Un moment le trafic repart, je passe la quatrième (la première fois depuis trente minutes). Ca freine alors assez rapidement jusqu'à l'arrêt. La voiture derrière suit bien. Puis j'entends un crissement de pneu et un bruit de choc de pare-choc (ça tombe bien), ainsi que de bris de verre. La voiture derrière moi avait soudainement beaucoup grossi dans mon rétroviseur. En fait, elle venait de se faire tamponner par la voiture suivante et s'était immobilisée très près de mon coffre. Nous, les trois dans ma voiture, avons considéré que c'était une manifestation de la bonne fortune. Le reste du trajet s'est déroulé sans histoire et de manière beaucoup plus fluide.

    Après 520km de route, quatre-vingts minutes de rugby sous un soleil de plomb, j'ai été incapable de sortir voir le match de l'Allemagne contre la Pologne dans un bar. Qu'à cela ne tienne, j'ai été mis au courant de l'évolution du score par les hourrahs des téléspectateurs du bar d'à côté, dont je peux profiter de l'ambiance sonore, quand ma fenêtre est ouverte.
   
    Ah j'oubliais le plus important. Pour ceux qui se disaient que Momo rugbyman, c'était aussi improbable que Ramses s'adonnant à la natation synchronisée ou que Bounty entrant dans une salle de fitness, j'ai fait prendre une photo de l'équipe, pour que vous ne croyiez pas que j'invente des histoires.

Les douze sal... d'aujourd'hui



Publié dans : Divers - Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 19:33
    Ce weekend je suis allé visiter Lachs Haube. Vous ne le connaissez peut-être pas sous ce nom, mais c'est bien un élève de l'ENSICA. Immersion en Allemagne oblige, il a dû germaniser son nom. Or Lachs, c'est un poisson qu'on trouve sur les cartes des restaurants. A Noël, il est souvent fumé. Haube, c'est la version allemande d'"autocuiseur pour Thaddée pendant les RVV (Rencontres de Vol à Voile)", à savoir une surface vitrée qui permet d'être à l'abri du vent, mais pas du soleil, lorsqu'on vole.

    Lachs Haube habite une putain de ville, Hambourg. Et je pèse mes mots. J'ai compris là-bas le terme "qualité de vie". Il a fait un temps radieux du moment où j'ai posé le pied sur le quai de la gare d'Altona, jusqu'au moment où je l'ai rétiré, quatre jours plus tard. Hambourg est sise sur les rives de l'Elbe, fleuve majeur de l'Allemagne. Cette situation confère à la ville le statut de port fluvial de grande importance et on peut le deviner à la quantité impressionnante de containers et de grues qui ornent les docks. Mais parallèlement à cette activité industrielle qui a fait sa richesse, Hambourg offre à ses habitants un cadre de vie très équilibré avec de grands espaces verts et deux lacs en plein centre-ville, le Binnen Alster (le plus petit, le plus au centre) et le Aussen Alster (grand et juste à côté).

Promenade dans le Volkspark

    Lachs Haube a succombé aux charmes de la ville. Vous souvenez-vous de Reno Raines, plus connu sous le nom du "Rebelle" ? Non, bon je vous remets ça en mémoire. Il passait sur TF1, conduisait une moto et avait un copain indien (d'Amérique j'entends bien). Toujours pas ? Bon, allez une photo pour les plus récalcitrants.

Lachs Haube avant la découverte de la sérénité intérieure, en proie au doute existentiel : "Que m'a fait cette pomme pour que je la mange ? "

    Tout ce passé douteux est de l'histoire ancienne. Lachs a trouvé sa voie. Hambourg lui a offert le cadre idéal pour succomber aux attraits de la vie simple, de la consommation et des filles de joie. Certes il a gardé sa moto...

...mais plus pour draguer que par sentiment de liberté. C'est d'ailleurs devenu un gros flambeur qui se la joue. Fini le temps où il remettait en cause l'autorité des soldats chargés de protéger le CEAT.

"Bonjour, je suis français, bilingue allemand et je travaille chez Airbus". Sa phrase fétiche lorsqu'il part en chasse.

    Il s'en fait pas le Lachs. Il faut dire qu'il a eu des débuts difficiles. Obligé de vendre son corps pour payer son loyer, il a déambulé sur les trottoirs de Sankt Pauli, le quartier chaud et parfois rouge de Hambourg. Honnêtement, le coin le plus fou que j'ai vu cette année. C'est tout simplement inimaginable. Au niveau des néons et des enseignes lumineuses annonçant les sex shops, c'est pas loin de ressembler aux photos que j'ai pu voir de Times Square (bon, je ne suis pas allé à New York, mais c'était vraiment très éclairé). Des troupeaux de mecs bourrés, des bouteilles qui roulent partout sur le sol, des filles sans classe. Dans le quartier rouge, j'ai compris la définition du mot racolage actif, même si Lachs m'a dit que ça pouvait aller plus loin. Il a l'expérience, le coquin. Certaines filles étaient franchement pas mal. J'en aurais bien prise quelques unes... en photo bien sûr. Mais c'est interdit, comme dans la plupart des quartiers rouges. La zone, on peut s'en douter, est tout près des quais. En fait, il y a entre les deux quelques rues remplies de junkies tous affalés par terre ou sur les marches d'un escalier. Là, des types nous ont proposé "plein de choses très bonnes". Mais nous n'avons pas essayé. Bref un quartier qui ferait ravaler sa foi à n'importe quel Ristophe Cravoire.

    Le weekend, Lachs prend son voilier et se livre à des régates sur le Ausser Alster avec ses amis d'Airbus.

Faire de la voile près du centre-ville, la classe ultime !

Ensuite, un petit café au bord du Binnen Alster, en lisant la presse économique. Rien de plus jouissif.

    Mais Lachs n'a pas complètement vendu son âme au diable. Il lui reste quelques notions d'humilité et de contemplation. Et face à une marina au soleil couchant, il ne peut s'empêcher de penser, avec poésie :

Là derrière la barque. Un emplacement pour mon prochain yacht.

    Merci à toi, Lachs Haube. Hambourg, c'était terrible. Puisses-tu revoir tu sais qui. Et n'oublie pas de réserver ta place au cimetière, au cas où tu calerais encore une fois mal ton altimètre.

C'est tellement mieux d'avoir sa stelle au détour d'un buisson, plutôt que dans une rangée de tombes.

Publié dans : Découverte - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus