Dimanche 9 septembre 2007
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Pour obtenir une photo bien exposée, il faut trouver le bon mélange ouverture du diaphragme/temps d'exposition. On se retrouve alors avec une infinité de (enfin
plusieurs...) combinaisons qui donneront un bon éclairage. Mais elles n'auront pas le même rendu sur le papier ou sur l'écran. En effet, plus le diaphragme est ouvert (et donc moins le temps
d'ouverture est élevé), plus le plan sur lequel la mise au point a été faite se détachera des autres plans qui apparaîtront flous. On dit que la profonseur de champ est faible. Idéal pour isoler
un sujet dans une foule. A noter, qu'une grosse ouverture de diaphragme se traduit par un petit nombre. Par exemple 4 ou, encore mieux, 2,8 voire 1,4 sur les objectifs haut de gamme. Pour s'en
souvenir, il suffit de se dire que l'ouverture se compte en fraction de focale (notée f). Et en fait on ouvre à f/4, f/2,8 ou f/1,4.
La photo ci-dessus n'est pas la plus illustratrice du propos, car mon objectif n'ouvrait qu'à f/5,6 ce qui est un peu faible pour démarquer le canard du milieu de ses
congénères. Mais on remarque tout de même que la mise au point est faite sur l'oeil de ce canard et que les autres volatiles sont légèrement flous.
Résumé : Si on veut démarquer un plan par rapport aux autres, il faut travailler avec une grande ouverture de diaphragme (ie avec un f/x ou x est petit) pour obtenir une
profondeur de champ faible. A l'inverse si on veut que chaque plan soit bien détaillé, on travaille avec une faible ouverture de diaphragme (f/x avec x élevé). On a alors une profondeur de champ
grande. Cela nécessite un temps de pose plus long et, surtout, passée l'ouverture f/19, le trou est tellement petit que la diffraction entre en jeu, ruinant irrémédiablement la netteté de
l'image finale.
Publié dans : Photographie
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Vendredi 7 septembre 2007
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15:23
Cette âne avait l'air triste et vieux et sa tête l'exprimait bien. Pour les portraits, l'utilisation d'une courte focale (<50mm) est déconseillée, si l'on veut éviter
l'effet gros nez-petites oreilles. Mais là, j'ai voulu accentuer l'importance de la tête et aussi des mouches par rapport au corps. J'ai donc travaillé avec la focale la plus courte à ma
disposition : 28mm.
Résumé : une courte focale amplifie les effets de perspective. Travaillez avec le zoom au plus faible grossissement et approchez-vous du sujet.
Publié dans : Photographie
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Mercredi 5 septembre 2007
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13:27
Ce blog a vocation à présenter l'année de substitution que je vais effectuer à Aachen (Aix-la-Chapelle) en Allemagne. J'espère être suffisamment assidu pour le
remplir régulièrement et je compte sur les réactions des lecteurs pour me motiver... Faites qu'il y en ait !
Et maintenant un peu d'Histoire... (non ce n'est pas forcément chiant, faites l'effort de lire quelques lignes)
Aachen fut la capitale de l'empire de Charlemagne, roi des Francs, premier empereur de ce qui deviendrait le Saint-Empire Germanique. Il eut l'idée folle
d'inventer l'école et donc par extension l'Ensica. Sûrement un grand homme, il mérite le titre tant couru de Très Vieux Con (Ramses ne pourra pas le nier), car à son époque l'Ensica ne s'appelait
pas Ensica, ni Enica, mais Eiica (Ecole Impériale d'Ingénieurs de Constructions Aéronautiques). C'est Charlemagne lui-même qui créa l'Eiica. Lors du sacre de l'an 800 (enfin un empereur qui
choisit un chiffre rond pour son sacre ! ), il festoya un peu trop et on lui fit danser la danse du Limousin du haut des créneaux de son château. De peur qu'il tombe, un courtisan lui cria :
"Vous êtes un artiste, mais vous ne savez pas voler ! " "C'est vrai, lui dit l'empereur, je vais la remettre à l'endroit..." Ah, non, pardon, je me trompe. Charlemagne lui répondit "C'est vrai,
mais j'apprendrai. J'ai fait un rêve. Des centaines de jeunes gens oeuvrant pour faire voler l'homme, s'astreignant à des cours aussi hardus que la mécanique des fluides, les structures, dans une
ambiance merveilleuse, distillée dans un lieu saint : le Foyer. Vous avez raison. Je suis un artiste, et je crée l'Eiica." C'est ainsi que d'un coup d'un seul l'école et son hymne virent le jour.
Malheureusement, il fallut attendre bien après la mort de Charlemagne, bien après le démantèlement de son empire, après plusieurs guerres de religion, après maintes famines et révolutions,
pour que les écoliers réussissent à faire voler quelque chose. Mais cela est une autre histoire qui n'a plus de rapport avec Aachen.
C'est donc sur les traces de cet illustre ancêtre que je vais marcher et renouer avec la ville sans qui l'Ensica n'existerait pas et qui a été désertée des Erasmus caïens
depuis 2001.
Cet article est un peu long, mais c'est un manifeste. A l'avenir, j'essaierai d'être concis. Par contre, je n'ai pas encore d'appareil photo numérique et il y aura
peu de photos au début. J'essaierai de trouver un appareil d'occaz' en Allemagne.
En attendant que ce blog remplisse le rôle qui lui est réservé, je passerai le temps en publiant quelques photos de mes vacances (qui ont été numérisées). Plus pour
l'aspect technique que pour l'intérêt du sujet, vu que ces grandes vacances n'ont pas été les plus exotiques de ma vie. C'est donc, jusqu'à mon départ en Allemagne, un blog consacré à la
technique photographique que vous trouverez ici.
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