Jeudi 26 juin 2008
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Le voilà, tout beau, tout neuf, l'article que mes fans attendaient avec impatience, parce que c'est toujours bon de voir que même les plus grands peuvent tomber le plus bas.
Mode chevilles enflées off, parce qu'autant vous prévenir, je vais prendre cher. Mais comme vous le savez tous, je suis un être fourbe, voire un baltringue (le wiktionnaire dit que c'est masculin
!?) pour certain. Aussi je ne tomberai pas seul. Et comme ma fourberie n'a pas de limite, je m'acharnerai sur une personne dont la réputation a déjà pâti dans l'article précédent. Tout ce qui est
rapporté maintenant est un mélange de vagues, vagues souvenirs, de déductions à partir des photos et de témoignages plus ou moins fiables de fêtards plus ou moins recommandables.
Un peu de musique et un petit cadeau pour Ramses pour lire cet article :
Je dois vraiment être chaud, parce que j'enflamme le dancefloor, sans m'en rappeler, une baguette à la main et des morceaux de pain plein la bouche. J'ai même, paraît-il, dansé
avec Gagathe, mais j'en doute sérieusement.
Faut croire que si
(00:52). On peut voir la baguette de pain dans ma main gauche.
Pendant ce temps, la bande à Rockwell Collins à peine moins éméchée que moi repère en son propre sein une victime toute désignée pour un supplice, évoquant les histoires de
cowboys et d'indiens. Ils amadouent Golu, le font approcher d'un panneau de signalisation et le violent sauvagement... Ah non, pas dans chaque article tout de même ! En fait ils le cellophanent
et le pauvre JPeG ne fait plus qu'un avec le panneau. La détresse de son visage est poignante. Cet homme subit vraiment l'injustice la plus horrible.
Les bourreaux
s'appliquent dans leur tâche (01:33).
Puis posent devant la victime qui
implore Dieu (01:35). "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font".
Mais, certaines personnes n'ont plus aucune notion du bien et du mal et se moque grassement du calvaire de l'ami girondin.
J'ai presque une tête
de Martinsons, là ? (01:36)
Et là c'est le drame. On me retrouve, encore chaud au bar à 01:42.
Puis une faille spatio-temporelle me propulse plus d'une heure plus tard (02:58) au même endroit mais dans une autre position.
Avertissement : La suite de l'article contient des détails qui pourraient fortement incommoder les personnes sensibles.
Si je me souviens avoir vomi quatre fois sur une période qui m'a paru interminable, ce n'est que le lendemain que j'ai appris que ces rendus (d'estomac, pas de main Ramses)
étaient regroupés dans cette faille spatio-temporelle, relativement courte, n'est-il pas ? De cette dernière, je me rappelle les railleries de Scrogneugneu et des 2A alors que je posais mes
premier et deuxième renards dans l'herbe à la sortie du Foyer. J'ai trouvé la position idéale d'ailleurs. On cale une épaule sur le poteau d'un panneau de signalisation. Ainsi on tient en
équilibre sans efforts, la tête suffisamment loin des pieds pour éviter les éclaboussures. Mon pantalon n'est tout de fois pas sorti indemne, car en plus de la position, il faut faire attention à
la synchronisation et éviter de commencer avant d'être bien en place. Ensuite, je sais m'être allongé sous les cônifères près de l'ASEAT en attendant la mort, ce qui vaudra à mon T-Shirt, à mon
pantalon et à mes bras, de belles marques de résine indélébile. Sous les branches, j'ai eu la présence d'esprit d'effectuer un 90° sur le flanc gauche pour poser ma troisième galette. Alors que
la mort ne venait pas, le Golu, peu rancunier, est venu me ramasser. Il m'a posé sur un tabouret du Foy' avec un verre d'eau. On reconnaît là la tactique Golu. Ainsi assis, je serais resté
immobile pendant près d'une demi-heure, avant qu'un inconnu ne vienne m'adresser la parole déclenchant une sortie précipitée hors du Foyer pour la quiche finale de la soirée. Je ne remets plus
son visage, mais c'est un gros bâtard. Je suis, au radar, retourné sur le même tabouret, tel que je suis sur la photo. Là, Tutu est venu me récupérer et nous sommes rentrés au BOCC. J'ai eu la
présence d'esprit de caler une bouteille d'eau près du canapé dans le salon et je me suis effondré juste après avoir sorti mon sac de couchage. Quand Aurel et Ramses sont rentrés plus tard, je
dormais la lumière allumée.
J'avais annoncé la cuite, la caisse. J'avais promis de rouler dans le caniveau voire les égoûts, et il s'en est fallu de peu. J'estime avoir été à la hauteur des espérances que
j'avais suscitées chez mes hôtes. Une pure soirée qui s'est finie dans un feu d'artifice. Merci aux organisateurs de la Féria, au BOCC 38 pour m'avoir hébergé, à Tutu pour m'avoir ramené à la
maison, à M. Ricard pour le pastis, à M. Ria pour son sang, à l'ENSICA pour avoir placé un panneau de signalisation juste à la sortie du Foy' et à mes parents pour m'avoir permis de goûter les
joies de l'alcool en me donnant la vie.
Prochain article : la gueule de bois positive.
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