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  • : Le blog d'un substitué de l'N6K en Allemagne

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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 00:10
    Pour plusieurs raisons, ce blog est mort. La tête ailleurs, les révisions d'examens, les retours imromptus à Toulouse pour trouver un stage et principalement l'absence de motivation ont conduit à sa perte. Il a été le fidèle lien entre vous, mes lecteurs, et moi au long de cette année, et je tenais à ce qu'il ait une fin digne, alors que pour moi la vie d'Erasmus approche aussi de son terme. Puisque la vie est un tourbillon sans fin qui nous aspire tous au fil des ans sur des chemins que nous ne contrôlons souvent que dans une moindre mesure, je prends plaisir à faire en sorte que ce blog se termine avec une pointe de logique. On ne peut tout contrôler, alors autant profiter des choses sur lesquelles on a empire. Bouclant la boucle, en retournant sur Toulouse pour effectuer mon stage de fin d'études malgré mes envies d'horizons nouveaux, je donnerai pour épitaphe à ce blog, un ensemble de photos, qui vous permettront de voir ce que j'ai fait de ces deux derniers mois bien plus vite que des articles. J'avais inauguré ce blog par des cours de photographie et je le clôturerai avec des photographies, cette fois-là libres de toute portée didactique. Et selon mon humeur, j'écrirai peut-être un bilan de cette année passée à Aix-la-Chapelle.

    En espérant que certains passeront tantôt par là, je mets mon projet à exécution.

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 16:44
     Voilà un article qui va en ennuyer beaucoup. Aussi je leur dis d'attendre leur tour. Des jours meilleurs viendront, où la verve bloguesque reprendra le dessus sur le quotidien pragmatique et ennuyeux. Je sais que, par contre, un petit nombre, voire un seul individu, saura, au pire, comprendre l'intérêt de cet article et, au mieux, l'apprécier.

     Ce weekend avait donc lieu sur la base de Florennes, entre Charleroi et Dinant, les Belgian Defence Days. Une fois par an, l'armée belge se présente le temps d'un weekend aux citoyens belges, pour montrer que les impôts servent à faire mumuse en courant dans les hautes herbes dans des tenues de camouflage et, peut-être un petit peu, pour susciter des vocations. J'entends, ceux qui ont lu jusqu'ici, glousser à l'idée de s'imaginer l'armée belge. Il leur revient en tête la fameuse blague belge des sous-marins, ainsi que toute l'arrogance coutumière des Français à l'égard de leurs voisins francophones. Certes, l'armée belge est petite, mais elle n'en est pas moins fière et sait mettre le paquet pour en mettre plein les mirettes pendant ces deux journées. Le clou du spectacle étant un meeting aérien de classe internationale, avec du fer à souder en-veux-tu-en-voilà. Le fer à souder, pour les non initiés qui suivent toujours, c'est le petit nom donné aux avions à réaction (en particulier les chasseurs avec post-combustion) en référence au jet qu'ils laissent derrière eux. Alors, Belgique et OTAN obligent, il y avait du F-16 à la pelle. Belges bien entendu, mais aussi néerlandais, danois et norvégiens. Je ne suis pas le plus grand fanatique de cet avion, mais il crache et j'aime ça. Un F/A-18 suisse avait fait le déplacement, tout comme un Alpha Jet de l'école de chasse franco-belge. Les pilotes de chasse français et belges sont effectivement formés dans la même école. Du côté des warbirds (les avions de la Seconde Guerre Mondiale), ont évolué un P-40 Warhawk et deux P-51 Mustang, dont un était en patrouille avec un F-16. Un KC-135 a fait un passage, mais l'avion que j'attendais le plus n'a malheureusement pas pointé son nez. Le B-52 Stratofortress m'a ainsi laissé un arrière-goût de Rafale d'Air Expo 2007. La partie la plus impressionnante du meeting a été la reconstitution d'une opération aéroportée de libération d'otages. Les F-16 ont fait une passe qui s'est soldée par l'explosion d'engins pyrotechniques pour représenter les bombes. Puis dans la foulée, deux C-130 Hercules ont largué des parachutistes, appuyés par des hélicoptères. J'étais avec un pote parisien, et nous avons alors pensé aux cartouches à blanc de Carcassonne... Trois patrouilles ont présenté le pilotage de précision. Les Turkish Stars sur Northrop F-5, dont la livrée est magnifique. La patrouille Breitling sur Albatros L-39 qui est la seule patrouille civile sur avion à réaction et qui envoie vraiment du bouzin et enfin, cocorico, la Patrouille de France qui a mis tout le monde d'accord, je pense. J'ai été toutefois déçu que l'Armée de l'Air ne présente aucun avion en vol en dehors de la PAF. Pourtant, elle avait déplacé en présentation statique des Mirages 2000 et un Mirage F1. Un Super Etendard représentait l'Aéronavale. A croire que l'armée française fait des économies de carburant... Place maintenant aux photos, exclusivement de l'exposition au sol, car les vols ont été pris avec l'appareil argentique.

General Dynamics F-16 Fighting Falcon danois

Northrop F-5 espagnol. On notera la cocarde des républicains pendat la guerre d'Espagne sur la gouverne de direction.

Dassault Mirage 2000 français

Dassault Mirage F1 français

Mac Donnell Douglas F-15 Eagle américain

Boeing E-3 Awacs

Vought A-7 Corsair II grec en livrée Tiger Meet (rare)

Sukhoï Su-22 polonais en livrée Tiger Meet (très rare)

     Et pour finir, des tail arts (peinture sur la dérive) bien sympathiques.

F-16

Encore un !

Lockheed C-130 Hercules belge

     Voilà un weekend que je n'ai pas passé en caleçon dans ma chambre ! Et à bientôt à Toulouse pour ceux qui y seront la semaine prochaine.

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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 21:25
    Suite et fin de la saga consacrée à ce weekend. Point de photo, car c'était à ce moment au-dessus de mes forces. Juste un constat heureux d'un phénomène qui ne m'était jusque là jamais arrivé.

    Comme on peut l'imaginer aisément, au réveil, je n'étais pas en mesure de courir un marathon. Ni même de marcher 100m sans m'arrêter d'ailleurs. J'errais dans l'appartement à la recherche d'un cerveau, d'une forme, avec parfois des accès de nausée. La gueule de bois. Rien de plus. Un classique des classiques, qui remonte au jour au Gork ayant oublié son outre en vessie de boeuf musqué emplie de jus de baies sauvages dans une caverne, la retrouva par hasard, quelques semaines plus tard, alors qu'il cherchait juste un coin pour déféquer tranquillement. Il goûta le jus et le trouva à son goût. Certes un peu aigre, mais ce n'était pas pire que la graisse rance de mammouth qu'il utilisait pour son infusion à base de menthe et autres plantes odoriférantes. Il but l'outre en son entier. On peut s'imaginer qu'avec un nom pareil, le boeuf musqué possède une grosse vessie, et Gork se tapa la première cuite de l'Humanité (pas le journal). Titubant, il rentra au campement et se souvint alors qu'il n'avait pas déféqué comme il le voulait. Qu'à cela ne tienne, Au beau milieu des tentes, près du foyer (on parle de l'endroit où on fait le feu, pas du Foy', si vous avez bien suivi, l'alcool vient à peine d'être inventé), et se délesta du premier caca de fête de l'histoire. L'odeur fit sortir toute la tribu, qui, outrée, encercla Gork en prenant soin de ne pas marcher dans la merde du premier ivrogne. Le chef arriva alors et sans autre forme de procès asséna un coup de gourdin sur le malheureux qui s'effondra tête la première dans ses selles. Lorsqu'il se réveilla, il trouva que ça sentait le cul et dit "J'ai la tête dans le cul, ou quoi ? Oh et puis j'ai mal à la tête ! C'est comme si j'avais pris un arbre sur la gueule ! " A partir de ce moment, on le surnomma Gueule de bois. Ce jour, faste s'il en est, a donc vu la découverte de l'alcool, de la cuite, du concept de Foy', et des termes "tête dans le cul" et "gueule de bois". Il fait partie de ces dates qui ont changé le cours de l'Histoire. Comme dirait mon prof de physique de sup, il y a eu création d'entropie. On ne peut pas revenir en arrière.

    Enfin, je m'égare, même si on ne rendra jamais assez hommage à Gork. J'arrive dans la chambre de Gurin, fenêtre grande ouverte, gisant sur son lit. Il me dit qu'il a pris cher, je lui dis que j'ai pris cher, il me laisse une place sur le lit. Mais bon la gueule de bois, comme vous le savez tous, c'est aussi ce phénomène qui fait qu'aucune position n'est supportable plus de 30 secondes sans qu'on se sente mal à nouveau. Alors, malgré un estomac vidé, récuré à fond à l'ENSICA, jusqu'à l'intestin grêle, j'arrive encore à rendre dans les toilettes, de la bile. Le corps est rancunier et te fait payer au centuple ta connerie de la veille. Alors pourquoi positive me direz-vous ?

    Parce que j'avais trop la pêche. La gerbe aussi, la faim qu'on ne peut pas assouvir parce qu'on a mal au ventre, mais j'avais la pêche. Trop envie de bouger, de faire plein de trucs ! C'est bien la première fois, qu'avec une gueule de bois, je ne me lamente pas sur mon lit, en pensant qu'après tout la mort serait le plus doux des dénouements. Non, la bougeotte, pas très énergique mais bien présente. Alors Gurin propose la merveilleuse idée d'aller en ville pour profiter du beau soleil qui brille au dessus de la ville rose. Et hop, c'est parti, à l'inconnu. Nous achetons chacun une pêche en chemin et puis direction le jardin japonais où nous avons vu un mec disparaître. Si, si, je vous jure. Il s'est étiré pendant cinq minutes, puis il a disparu.

    Très bonne balade qui nous a requinqués et permis d'enchaîner ensuite sur un volley, toujours sans repas. Et ma foi, le niveau fut plaisant. Moralité ; avoir la gueule de bois positive aide à mieux jouer au volley.

    Enfin, voilà, je sais pas si j'ai réussi à transmettre l'idée. C'était vraiment une première pour moi d'avoir tous les effets de la gueule de bois, mais d'avoir trop la patate ! Et je tenais à vous le dire.
La suite ne dit pas encore, si c'est un phénomène qui se reproduit facilement. Qui boira, verra.

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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 20:28
    Le voilà, tout beau, tout neuf, l'article que mes fans attendaient avec impatience, parce que c'est toujours bon de voir que même les plus grands peuvent tomber le plus bas. Mode chevilles enflées off, parce qu'autant vous prévenir, je vais prendre cher. Mais comme vous le savez tous, je suis un être fourbe, voire un baltringue (le wiktionnaire dit que c'est masculin !?) pour certain. Aussi je ne tomberai pas seul. Et comme ma fourberie n'a pas de limite, je m'acharnerai sur une personne dont la réputation a déjà pâti dans l'article précédent. Tout ce qui est rapporté maintenant est un mélange de vagues, vagues souvenirs, de déductions à partir des photos et de témoignages plus ou moins fiables de fêtards plus ou moins recommandables.

    Un peu de musique et un petit cadeau pour Ramses pour lire cet article :


  
    Je dois vraiment être chaud, parce que j'enflamme le dancefloor, sans m'en rappeler, une baguette à la main et des morceaux de pain plein la bouche. J'ai même, paraît-il, dansé avec Gagathe, mais j'en doute sérieusement.

Faut croire que si (00:52). On peut voir la baguette de pain dans ma main gauche.

    Pendant ce temps, la bande à Rockwell Collins à peine moins éméchée que moi repère en son propre sein une victime toute désignée pour un supplice, évoquant les histoires de cowboys et d'indiens. Ils amadouent Golu, le font approcher d'un panneau de signalisation et le violent sauvagement... Ah non, pas dans chaque article tout de même ! En fait ils le cellophanent et le pauvre JPeG ne fait plus qu'un avec le panneau. La détresse de son visage est poignante. Cet homme subit vraiment l'injustice la plus horrible.

Les bourreaux s'appliquent dans leur tâche (01:33).

Puis posent devant la victime qui implore Dieu (01:35). "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font".


    Mais, certaines personnes n'ont plus aucune notion du bien et du mal et se moque grassement du calvaire de l'ami girondin.

J'ai presque une tête de Martinsons, là ? (01:36)

    Et là c'est le drame. On me retrouve, encore chaud au bar à 01:42.


    Puis une faille spatio-temporelle me propulse plus d'une heure plus tard (02:58) au même endroit mais dans une autre position.


Avertissement : La suite de l'article contient des détails qui pourraient fortement incommoder les personnes sensibles.

    Si je me souviens avoir vomi quatre fois sur une période qui m'a paru interminable, ce n'est que le lendemain que j'ai appris que ces rendus (d'estomac, pas de main Ramses) étaient regroupés dans cette faille spatio-temporelle, relativement courte, n'est-il pas ? De cette dernière, je me rappelle les railleries de Scrogneugneu et des 2A alors que je posais mes premier et deuxième renards dans l'herbe à la sortie du Foyer. J'ai trouvé la position idéale d'ailleurs. On cale une épaule sur le poteau d'un panneau de signalisation. Ainsi on tient en équilibre sans efforts, la tête suffisamment loin des pieds pour éviter les éclaboussures. Mon pantalon n'est tout de fois pas sorti indemne, car en plus de la position, il faut faire attention à la synchronisation et éviter de commencer avant d'être bien en place. Ensuite, je sais m'être allongé sous les cônifères près de l'ASEAT en attendant la mort, ce qui vaudra à mon T-Shirt, à mon pantalon et à mes bras, de belles marques de résine indélébile. Sous les branches, j'ai eu la présence d'esprit d'effectuer un 90° sur le flanc gauche pour poser ma troisième galette. Alors que la mort ne venait pas, le Golu, peu rancunier, est venu me ramasser. Il m'a posé sur un tabouret du Foy' avec un verre d'eau. On reconnaît là la tactique Golu. Ainsi assis, je serais resté immobile pendant près d'une demi-heure, avant qu'un inconnu ne vienne m'adresser la parole déclenchant une sortie précipitée hors du Foyer pour la quiche finale de la soirée. Je ne remets plus son visage, mais c'est un gros bâtard. Je suis, au radar, retourné sur le même tabouret, tel que je suis sur la photo. Là, Tutu est venu me récupérer et nous sommes rentrés au BOCC. J'ai eu la présence d'esprit de caler une bouteille d'eau près du canapé dans le salon et je me suis effondré juste après avoir sorti mon sac de couchage. Quand Aurel et Ramses sont rentrés plus tard, je dormais la lumière allumée.

    J'avais annoncé la cuite, la caisse. J'avais promis de rouler dans le caniveau voire les égoûts, et il s'en est fallu de peu. J'estime avoir été à la hauteur des espérances que j'avais suscitées chez mes hôtes. Une pure soirée qui s'est finie dans un feu d'artifice. Merci aux organisateurs de la Féria, au BOCC 38 pour m'avoir hébergé, à Tutu pour m'avoir ramené à la maison, à M. Ricard pour le pastis, à M. Ria pour son sang, à l'ENSICA pour avoir placé un panneau de signalisation juste à la sortie du Foy' et à mes parents pour m'avoir permis de goûter les joies de l'alcool en me donnant la vie.

    Prochain article : la gueule de bois positive.

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